vivre à aire n°70 (avril/mai 2010)
Le Préfet des Landes a récemment pris un arrêté fixant à 3 heures du matin la fermeture complète des fêtes, bars et autres bodegas.
Il laisse toutefois la possibilité à chaque municipalité de solliciter une dérogation pour retarder cette fermeture à 4 heures du matin.
Cette décision, qui fait débat notamment auprès des jeunes, trouve sa cause dans le double phénomène de l’alcoolisation excessive des jeunes (y compris des mineurs) et son corollaire, l’insécurité routière, mais aussi dans l’apparition de la violence physique sans limite, traduisant une forme de délinquance dont nous pensions être épargnés.
Avant de soumettre une proposition au sein du Conseil Municipal, j’ai souhaité recueillir l’avis de tous les partenaires locaux (une quarantaine de personnes) qu’ils soient associatifs, professionnels ou forces de sécurité… Chacun, sur un tel sujet, possède un avis, plus ou moins nuancé, fait pour les uns de certitudes et pour d’autres d’interrogations. La quasi unanimité des partenaires consultés m’a suggéré de fermer tous les soirs à 3 heures et de ne demander une dérogation à 4 heures que pour le seul samedi soir. C’était aussi mon avis. Avis que j’ai soumis comme tel au Conseil Municipal qui l’a approuvé.
Nous allons ainsi déposer un dossier complet en Préfecture pour préciser toutes les précautions qui seront mises en oeuvre pour nos fêtes locales de mi-juin : transports collectifs, gardiennage des rues et des bâtiments publics, buvettes sans alcool, points repos, capitaines de soirée…
Je souhaite concilier esprit festif et sécurité des personnes, liberté mais aussi responsabilité des adultes et des parents pour les mineurs.
Plutôt que le rideau de fumée dont certains s’emparent pour clamer la liberté totale, j’en appelle à la responsabilité individuelle de tous les acteurs : la fête doit être sauvegardée – la vraie fête – nous y tenons, et ses dérives éventuelles nettement combattues.
C’est pourquoi notre demande de dérogation pour une seule soirée sera accompagnée de mon souhait de bénéficier de la présence du maximum de forces de l’ordre, de la sécurité civile, voire de l’appareil judiciaire.
Il y a les discours et il y a les actes.
Nous agirons pour que nos fêtes perdurent dans le bon esprit et que la jeunesse soit protégée contre toutes dérives. Le pari est difficile mais cet objectif est une exigence.
Robert CABÉ
Maire d’Aire sur l’Adour



