vivre à aire n°71 (Juin/Juillet 2010)
L’examen du vote du budget communal constitue un authentique rendez vous : c’est à ce moment là que s’effectuent les choix d’investissement, de gestion quotidienne, de soutien financier aux associations et aux services publics locaux. C’est le moment de rendre les arbitrages en matière de fiscalité et de gestion de la dette.
Les élus minoritaires sont présents, informés en toute transparence de tous les dossiers. Ils peuvent exercer, s’ils le souhaitent, un contre pouvoir : c’est l’exercice de la démocratie.
Cette année encore, Bernadette Jourdan a voté le budget avec de nombreuses observations, des réserves certes ou des regrets, mais aussi des propositions qui seront examinées.
À l’inverse Xavier Lagrave et ses colistiers n’ont pas voté le budget proposé : trop de charges, trop d’impôts et un manque de rigueur «disent-ils». Ils votent les budgets du CIAS, de l’EHPAD, de GES, de la Communauté de Communes : budgets qui additionnés représentent plus du double du budget communal. Mais… ils ne votent pas celui de la Ville.
Est-il possible, d’après vous, d’être un Président rigoureux pour le fonctionnement de ces instances et d’être un Maire indulgent lorsqu’il s’agit des moyens de la municipalité ? Je ne le crois sincèrement pas, tant nous sommes animés du même état d’esprit, dans les principes de gestion. Oui, les charges de fonctionnement augmentent car nous faisons le choix de payer désormais l’intégralité des charges d’énergie et d’éclairage public à GES pour consolider ce service public local. Oui, nous maintenons le transport scolaire gratuit pour les élèves aturins et dotons les écoles de véritables moyens pour assurer, ici aussi, la gratuité des fournitures scolaires. Oui, nous augmentons légèrement le montant global des aides aux associations locales parce que ce soutien est vital pour elles. Oui, nous veillons à un déroulement des carrières professionnelles des agents municipaux. Faut-il être opposé à tout cela au moment des décisions budgétaires ? Non ! Mais c’est un refrain déjà entendu et trop connu : trop de fonctionnaires, trop d’assistanat, etc…
Ces choix ont une contrepartie : la fiscalité. Nous avons voté 3% d’augmentation car outre les charges exposées ci-dessus, il faut aussi compenser la baisse des aides de l’État et des droits de mutation en véritable chute libre (équivalent à 7 points d’impôts).
Le désengagement de l’État dans le soutien financier et la suppression de la taxe professionnelle constituent de véritables contraintes pour l’équilibre de nos budgets. Nous intégrons ces nouveaux paramètres mais veillons à poursuivre la modernisation de notre ville avec une exigence d’équité.
Robert CABÉ
Maire d’Aire sur l’Adour



