vivre à aire n°65 (mai/juin 2009)
La crise financière mondiale de l’été 2008 produit des conséquences dramatiques pour les économies occidentales qui plongent dans la récession.
Fermetures d’usine, dépôts de bilan, délocalisations, restructurations font désormais la «une» médiatique avec de très graves répercussions sur l’emploi. La crise est devenue sociale et frappe le quotidien de beaucoup de concitoyens.
Parallèlement, le gouvernement français, dans le cadre du plan de relance, demande aux collectivités territoriales de s’impliquer davantage dans l’investissement public, alors qu’il se désengage fi nancièrement dans le soutien budgétaire des communes.
Dans ce contexte, l’élaboration du budget communal 2009 est rendue particulièrement difficile :
- Les subventions globales de l’État baissent pour Aire sur l’Adour de 0,24 % malgré une inflation estimée de 1,5 %.
- Les droits de mutation liés aux transactions immobilières diminuent cette année de 60 000 euros, ce qui représente l’équivalent de 2,5 % d’impôt.
- Dans un même temps, les secours d’urgence pour les familles les plus fragiles augmentent de près de 20 %.
- Enfin, la tempête «KLAUS» se traduit par 95 000 euros de dépenses incontournables, sans soutien fi nancier de l’État, malgré le caractère de catastrophe naturelle et de nombreuses visites ministérielles.
L’ensemble de ces éléments nous ont contraints à augmenter les taux d’imposition de 2,5 % et de réduire le budget d’investissement de 23 % afin de ne pas augmenter la dette communale.
Dépenses en progression, recettes en diminution, désengagement de l’État qui poursuit par ailleurs un réel transfert de charges sur les collectivités.
L’étau se resserre dangereusement et compromet l’avenir. Ce contexte de crise frappe désormais chacun d’entre nous et nous contraindra à sélectionner les réelles priorités locales. Tel est notre engagement de responsables municipaux, en souhaitant par ailleurs un changement de cap économique au niveau national.
Robert Cabé



