l'église Sainte Quitterie
L'église Sainte Quitterie est classée depuis 1999 au Patrimoine Mondial de l'Humanité par l'UNESCO en tant qu'étape sur les chemins de St Jacques de Compostelle.
Renseignements et visites
Les visites : de mi-mai à fin septembre, le local d'accueil pour les visites se situe près de l'église. Il est ouvert du lundi après-midi au samedi. Les tarifs des visites guidées vont de 2 à 3,5 euros en fonction des publics.
Rens. au 06 77 02 43 44.
Pour le reste de l'année, des visites sur rendez-vous sont proposées : renseignements à la mairie 05 58 71 47 00 ou à l'Office du Tourisme au 05 58 71 64 70.
Le nom de Sainte Quitterie fait référence à une princesse wisigothe qui refusait d'abjurer la foi chrétienne. Elle serait morte décapitée à Aire le 22 mai 477/478 par son prétendant. Son culte est très répandu en Aquitaine et en Espagne. Les pèlerins de Saint Jacques ne manquaient pas de venir se recueillir sur son tombeau. L’église Sainte Quitterie se distingue par sa tour carrée et son clocher porche abritant un magnifique portail sculpté. Dans la crypte se trouve le très beau tombeau en marbre blanc (IV ème siècle) de la Sainte. ??
Principaux caractères architecturaux :
• Extérieur : Tympan, représentant le jugement dernier.
• Intérieur : Chœur roman du XIème siècle avec 8 chapiteaux historiés. Crypte : Sarcophage en marbre blanc sculpté et fontaine miraculeuse dédiée à Sainte Quitterie.
Phase de restauration :Entamée en 1982, la restauration de l'église se poursuit encore de nos jours.
Sa destination :Église affectée au culte.
Caractéristiques :
Église romane de la fin du 11ème/début 12ème siècle bâtie contre une ancienne abbaye bénédictine. Le chevet est encore roman. La façade, reconstruite à la fin du 13ème/début 14ème siècle est en pierres et en briques.
Le portail avec sculptures représente le Jugement Dernier, restes de polychromies du 14ème siècle.
Le chœur et la chapelle absidiale comporte encore de magnifiques chapiteaux romans de la fin du 11ème/début 12ème siècle.
Dans le chœur, le décor baroque des frères Mazzetty (1771) est en marbre et stuc polychrome.
La crypte abrite le sarcophage dit de Sainte Quitterie. Sarcophage en marbre blanc de Saint Béat (Haute Garonne) du milieu du 4ème siècle.
LA CRYPTE, SA FONTAINE ET LE SARCOPHAGE « DE SAINTE QUITTERIE »
Après être entré par le portail occidental et avoir traversé la nef et le transept, on descend dans l’absidiole nord et, passant par le transept inférieur, on gagne la nef de la crypte.?
L’élément le plus ancien et qui a sans doute été à l’origine de tout le développement du site est la source de la partie centrale. On peut penser que ces eaux jaillissant sur une colline ont fait, dans l’Antiquité, l’objet d’un culte à une divinité païenne, avant d’être, bien plus tard, investies, avec le site tout entier, d’une dignité nouvelle, grâce à la dévotion qui allait se développer autour des restes insignes alors déposés dans ce lieu.?
Ces restes étaient conservés dans plusieurs sarcophages dont le plus remarquable passait pour contenir les reliques de sainte Quitterie. Cette œuvre, que l’on peut dater de la fin du IVe siècle, porte un décor complexe réparti sur toutes les parties visibles. Sur la face principale de la cuve, on reconnaît le Christ rendant son ami Lazare à la vie (Jean 11, 11-44), le prophète Daniel en prière entre les lions (Daniel 6, 17-24), le Bon Pasteur (Jean ; 10, 1-16) entouré de la Synagogue et de l’Église, cette dernière présentant devant elle la jeune défunte à laquelle était destiné le sarcophage ; puis vient la figuration du péché d’Adam et d’Eve (Genèse, 3, 1-7) et le Baptême du Christ (Luc, 3, 21-22). Sur les faces latérales, on voit Jonas couché sous son arbre dans le désert (Jonas, 4, 6-9), après avoir été précipité à la mer par ses compagnons, une scène qui trouve sa suite sur la façade du couvercle où le serpent vomit Jonas qu’il avait englouti (Jonas, 1, 3-11) ; à côté, Tobie lutte contre le poisson géant (Tobie, 6, 2-6), tandis qu’à gauche d’un cartouche central dépourvu d’inscription, le Paralytique portant son lit (Luc, 5, 18-25) voisine avec Abraham empêché par l’ange d’immoler son fils Isaac (Genèse, 22, 1-14). Ces scènes sont encadrées par des pilastres sur la cuve, par des têtes de Méduses sur le couvercle.? On ne connaît ni le personnage ni l’endroit auxquels ce sarcophage avait été destiné à l’origine, car c’est sans doute seulement vers le milieu du XIe siècle qu’on l’a mis en relation avec la dévotion à sainte Quitterie.?? Si le sarcophage a été conservé, les reliques ont disparu et il ne subsiste de l’édifice que des éléments forts réduits : la niche profonde qui abrite le sarcophage, et le mur qui l’entoure formaient jadis l’extrémité occidentale d’une église.?? D’autres sarcophages plus simples entourent celui de sainte Quitterie. On peut penser qu’ils ont plutôt été disposés en ce lieu lors de son réaménagement, afin de renforcer son caractère sacré.???



